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Décret sur les devoirs des conseillers comtaux
Les Conseillers sont soumis à l'obligation de garder le secret des débats, de remplir avec honneur et fidélité les devoirs de leur charge.
Tout manquement à ces devoirs pourra entraîner une mise en accusation du Conseiller incriminé et/ou une demande de démission de sa charge.
Les Conseillers, durant leur mandat, ne sauraient bénéficier d'une immunité judiciaire pour l'ensemble des délits répertoriés en Limousin.
A l'issue du procès, si celui ci a été reconnu coupable, le Comte devra lui demander de quitter sa charge et son siège dans les 24 heures. Si le contrevenant n'obtempérait pas, il serait immédiatement traduit devant la justice Limousine au motif de haute trahison et passible de la peine de mort.
Toutefois, il est admis que, lorsqu'un conseiller participe à une révolte contre une mairie à la demande du Comte ou après un vote du Conseil, il ne saurait être poursuivi. De même, il est admis que, si un Conseiller se rend coupable de voies de fait à l'encontre d'un brigand, ou de toute autre personne aux menées criminelles se trouvant sur les route de notre Comté et que celui ci a, pour ce fait, été mandaté par le Comte ou le Conseil, il ne pourra être poursuivi pour trouble à l'ordre public.
Enfin dans le cadre des lois sur l'escroquerie, il est admis qu'un policier siégeant au Conseil, ou que le Prévôt des Maréchaux, puissent revendre des produits au-dessus de la grille des prix fixée par notre Comté dans le cadre du règlement d'une procédure de police en court dans notre Comté.
Alinéa 1 : le Conseiller a le devoir de prendre connaissance de tous les sujets discutés au Conseil comtal du Limousin et de la Marche. Il a le devoir de donner son avis, poser des questions pour avoir des éclaircissements sur les sujets qu'il ne maîtrise pas. Le Conseiller a le devoir d'agir au Conseil pour le bien du Comté et non pour son bien propre.
Alinéa 2 : le Conseiller a le devoir de discrétion. Aucune information touchant à la sécurité du Limousin et de la Marche, discutée en Conseil ne doit sortir de ces murs. Tout Conseiller pris à révéler des informations pourra être jugé pour trahison.
Alinéa 3 : Du respect des mandats, des charges et des offices, et de leur accomplissement :
1. Toute personne exerçant un rôle au sein des administrations comtales (conseillers comtal, policiers, militaires etc) du Limousin et de la Marche se doit de respecter les points suivants :
Durant une charge comtale en cours il est interdit de déménager dans un nouveau Duché/Comté (village).
Si elle désire néanmoins déménager, elle doit, - soit attendre la fin de ses fonctions. - soit démissionner de ses charges. - Rendre tout mandat appartenant au conseil ou aux mairies
Il est conseillé de n'avoir recours à la démission qu'en dernière extrémité. Le démissionnaire doit précéder sa démission effective d'une déclaration officielle, faite suffisamment en avance pour que le Conseil Comtal ait le temps de préparer et de minimiser les effets négatifs d'une telle décision.
Tout fonctionnaire contrevenant à ces obligations pourra dès à présent se voir poursuivi par le Conseil Comtal, au motif de Haute Trahison pour les conseillers comtaux et maires, et de Trahison pour tout autre fonctionnaire.
En cas de non respect du devoir de Conseiller, le Comte pourra demander la démission de ce dernier d'après un calendrier de fait établi et faisant acte de preuve :
- Rappel à l'ordre du manquement à son devoir par un courrier affiché au Conseil, - Puis cinq jours plus tard sans réaction, un courrier en place publique par le biais de l'affichage du Conseil. - Si le Conseiller ne répond toujours pas trois jours après la dernière injonction, alors il lui sera demandé de démissionner, et un procès pour trahison lui sera intenté.
S'il démissionne, cela se fera officiellement en salle de déclarations. Il devra néanmoins au préalable avoir une discussion avec le Comte pour s'assurer avant de démissionner, de la succession de son poste. En cas d'absence de démission, un procès pour Haute Trahison sera alors initié par le procureur.
Décret Ratifié le 3 juin 1457 Sous le mandat de Sa Grandeur Ewaële de la Boësnière
Zitat: De la Sécurité des Mairies
Des candidats :
- Peut postuler en tant que Maire toute personne possédant bien immobilier ou agricole en Limousin-Marche depuis au moins 3 mois, selon l'article I.2. du coutumier du Limousin section des villes et des villages. - Le candidat ne doit pas être sous le joug d'une inéligibilité, ni en Limousin, ni dans un autre comté-duché. - Etre a jour des ses impôts - Une enquête administrative sera menée par le Lieutenant de police de la ville.
Des Maires :
Le maire ne peut pas s'absenter de la ville sans prévenir : - le Conseil (via le conseil des maires) - Lieutenant de police de sa ville. En cas d'absence de la ville de plus de 2 jours non justifiée, le Lieutenant de police de la ville prévient le Conseil afin : - d'organiser une révolte - que le Procureur lance un mandat de recherche auprès des Duchés/Comté voisins
Il doit se présenter au Conseil des Maires et y participer activement durant son mandat, pour le bien de sa communauté.
Il a obligation d'employer le nombre de milicien prescrit par le Conseil afin d'assurer la sécurité de sa ville.
Des pillages :
En cas d'attaque : Le Comté est responsable. Il doit alors fournir 2500 écus de liquidité et autant en déduction de corvées ou en marchandises diverses.
En cas de départ du maire ou d’élection illégale : Une révolte sera organisée avec accord du Conseil. Un procès à l'encontre du maire fuyard ou non légitime sera lancé pour Trouble à l'Ordre Public. Il pourra se voir puni d'une forte amende, de jours de prison, et d'une peine d'inéligibilité de 4 mois, à quelque élection que ce soit en Limousin.
En cas de vol des richesses de la communauté: Un impôt exceptionnel sera levé sur toute possession des habitants de la-dite ville, et ce en fonction de leurs attributs immobiliers et/ou agricoles. La levée de cet impôt extraordinaire sera calculée en fonction des biens volés et un décret en définira le temps et les sommes. Le maire voleur sera traduit en justice pour Haute Trahison. Il pourra se voir puni d'une amende allant jusqu'au montant des richesses dérobées, d'une peine de prison et pourra faire l'objet d'une mise au pilori. Et ce quel que soit le duché-comté où le manant aura trouvé refuge, en vertu de nos accords judiciaires.
Décret Ratifié le 3 juin 1457 Sous le mandat de Sa Grandeur Ewaële de la Boësnière
Zitat: Décret sur l'éligibilité
Attendu que le Conseil du Limousin et de la Marche est élu parmi et par le peuple du Comté, attendu qu'une mairie ne saurait être dirigée par autre qu'un de ses citoyens, les suivantes mesures entrent immédiatement en application :
1.1 Le droit du sol
Tout Paysan, Artisan ou Etudiant ayant sa résidence principale dans nostre Comté reçoit le droit de voter et de se présenter à n'importe quelle élection sur le sol limousin autre que municipales.
1.2 Le droit du juste
En sus d'une résidence limousine, il sera demander pour avoir droit de participation aux élections les concernant, aux fonctionnaires élus in gratibus (IG), soit les conseillers et les maires :
- d'être à jour de ses impôts
- d'avoir un passé judiciaire vierge de toute condamnation lourde, soit pour des motifs de révolte, brigandage, de sorcellerie, trahison et haute trahison et ce pour les 3 mois précédents la postulation.
Pour les fonctionnaires non élus in gratibus (IG), chaque cas ne répondant pas aux précédentes règles pourra, en cas de contestation, être étudié par le conseil qui statuera sur la décision à prendre.
Fait à Limoges le 04 août 1457
Pour la Comtesse, Pour le Conseil, Pour le Comté,
Zitat: Décret concernant la fiscalité sur le territoire du Limousin et de la Marche,
I] Rappel :
Tous les habitants du Limousin et de la Marche possédant une culture, un élevage ou une échoppe sont soumis à l'imposition. L'imposition est fixée par le conseil en place qui charge les mairies de lever l'impôt que ce soit le Cens ou La Taille. Toute latitude est laissé aux mairies pour prendre en charge ou non une partie de l'impôt. En cas de situation économique grave, une mairie peut majorer son imposition pour faire face aux difficultés rencontrées après accord du conseil comtal.
II] Le Questeur :
Le Questeur Municipal doit avoir sa résidence principale dans la municipalité où il officie et être à jour dans ses impôts. Il est nommé par le Maire pour servir de lien entre la mairie et le fraudeur afin que ce dernier règle ses impôts. Pour se faire, le Questeur devra envoyer un courrier à toute personne considérée en fraude. Il pourra convenir d'un échelonnement des impôts non payés et d'un rabais sur les majorations engendrées par le non paiement des impôts avec l'accord du maire.
Le Questeur Comtal, lui, doit avoir sa résidence principale dans le Comté et être à jour dans ses impôts. Il est nommé par le Comte. Il devra superviser le travail des Questeurs Municipaux. Il pourra prendre la charge de Questeur Municipal si le poste est vacant dans un village du Comté. Le Questeur Comtale aura aussi à charge de recenser avec la plus grande rigueur possible tous les fraudeurs en infractions afin que ces derniers ne puissent prétendre à ce qui est référencé dans la partie IV de ce décret.
La durée du mandat de Questeur Municipal ou Comtal est laissée à l'appréciation de l'autorité compétente.
III] Le Fraudeur :
Est déclaré fraudeur toute personne n'ayant pas payé ses impôts dans un délai de 30 jours après la date limite de versement. Si une personne se trouve en retraite au moment des faits, son statut lui sera notifié à la sortie du couvent.
Une fois que le fraudeur se voit notifier son statut, il devra tout mettre en oeuvre afin de régler sa situation au plus vite.
Si le fraudeur n'a entrepris aucune réponse au questeur dans un délais de 7 jours, il se verra traduit devant la justice du Limousin et de la Marche pour Trouble à l'Ordre Public.
Ne sera plus considéré fraudeur la personne qui aura réglé la totalité du montant de ses impôts.
IV] Conséquences de la fraude :
Toutes personnes déclaré comme fraudeur se verra être dans l'incapacité de :
- se présenter à une élection, qu'elle soit d'ordre Municipal ou Comtal, - suivre ou d'enseigner des cours à l'université, - prétendre à la moindre charge Comtale ou Municipale, - bénéficier d'un plan d'aide mis en place par la mairie ou le comté (tel que obtention de fer, contrat verger, haches aiguisées…) .
Rédigé et scellé le 13 Août de 'an 1459 dans l'enceinte de Limoges
Zitat: Décret sur le Service militaire du Limousin et de la Marche
I. Définition
Le service militaire est, au sein du Comté du Limousin et de la Marche, une période au cours de laquelle un habitant est formé à la défense de la province. Il est pour cela placé auprès des membres de la Compagne d'ordonnance du Limousin et de la Marche (COLM) pour une durée de quinze jours.
Les appelés seront choisis au hasard parmi les habitants du Comté du Limousin et de la Marche qui ont, au moins une fois, rencontré le conseiller du Comte.
II. Objectifs
La COLM et ses missions sont mal connues au sein du Comté. Il est donc nécessaire, puisque les habitants ne vont pas à l'armée, que l'armée aille aux habitants. Promesse d'un salaire pour chaque journée passée à défendre le Comté, elle offre également des perspectives d'avancement qui ne sont pas négligeables et permettent un investissement de fond.
En outre, et même si les appelés ne souhaitent pas entrer dans la COLM après leur service militaire, il permettra de former les habitants du Limousin et de la Marche à la réaction à des situations impliquant des combats (reprise de mairie ou de château après un pillage, sécurisation de routes).
Le service militaire se veut donc formation à la fois théorique et pratique, comprenant notamment des éléments sur :
- la manière de défendre une ville, - les techniques de base du combat, - les initiatives à prendre en cas de danger pesant sur le Limousin, - l'équilibre des repas à observer pour être efficace en situation d'alerte ou de danger.
III. Modalités et déroulement du service militaire
Chaque mois, cinq paysans de chaque ville du Limousin et de la Marche seront appelés à se présenter à la caserne du Limousin et de la Marche pour leur formation, d'une durée de quinze jours. Ils ont la possibilité de faire savoir qu'ils ne souhaitent pas prendre part, pour des raisons morales ou de santé, à cette formation. Sans réponse de leur part, ils seront appelés à la session suivante du service militaire. En cas de non réponse à ce deuxième appel, un procès pourra leur être intenté au motif de trouble à l'ordre public, pour refus de participer à la préparation de la défense du Comté du Limousin et de la Marche. La peine, modérée par la clémence du Juge envers les habitants du Comté, ne pourra excéder une condamnation aux travaux forcés pour la première occurrence d'un procès pour ce motif.
Ces appelés seront rassemblés dans les locaux de l'Académie militaire pour deux cours théoriques, portant pour l'un sur l'organisation de la COLM et les différentes opportunités qu'elle offre, et pour l'autre sur les différentes actions qu'un soldat peut être amené à effectuer (déplacements en patrouille ou en armée, défense du pouvoir, reprise de mairie...). Les cours théoriques auront lieu dans des locaux de l'Académie militaire de la COLM ouvrant sur la grand-place de Limoges. La partie pratique de la formation, sous forme de patrouille, se déroulera sur les chemins, Invisible au regard des Gens mais Relativement Près des villes.
Cette formation Relativement Pratique d'Intégration Générale sera organisée sous forme de patrouille sur les terres du Limousin et de la Marche. D'une durée de deux à quatre jours, elle sera rémunérée à hauteur de 16,5 écus par jour, soit le salaire en cours au sein de la COLM à la date de rédaction de ce projet.
Scellé à Limoges le 22ieme jour du mois d'avril 1459, placardé et proclamé en tous lieux publics, afin qu'aucun n'en prétende cause d'ignorance.
Arnaut de Malemort Comte du Limousin & de la Marche
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